April 02, 2007

Le Rallye Aïcha des Gazelles


Je marchais ce jour de Samedi, dernier jour du mois de Mars 2007, au bord de la plage devant la terrasse d’un café, alors qu’un ami que je n’avais pas vu depuis plusieurs mois m’appelait. Je me suis dirigé vers lui là ou il était assis à une table sur la terrasse de ce même café afin de partager avec lui ce plaisir de s’asseoir sous un soleil doux et beau et ce vent habituel d’Est «Cherqui» qui soufflait tellement fort que le garçon du café ne pouvait satisfaire la demande de mon ami qui insistait à ce qu’il nous fournisse un parasol. De mon coté, je n’en voyais pas l’utilité, car bien que le soleil était fort, le vent était si rafraîchissant. Le garçon du café ne voulait sans doute pas prendre le risque d’avoir à courir pour rattraper son parasol et abandonner ses clients qui étaient nombreux ce matin là. Je ne fréquentais pas souvent ce café bien que mon amour pour la beauté de cette plage et pour cette belle vue sur mer et de l’île était grand. A vrai dire ce paysage là m’a toujours fasciné depuis mon enfance et sa beauté n’a cessé d’augmenter malgré le temps passé et malgré la médiocrité qui n’a rien épargné dans cette merveilleuse ville…



Notre discussion portait sur l’événement qui se déroulait sur la plage ce matin là. Il y avait d’énormes tentes et des chevaux de fantasia ainsi que des groupements de voitures roulant lentement sur le sable de la plage. Il y avait aussi un hélicoptère dont le bruit venait casser le silence que le vent avait l’air d’imposer. Il survolait la plage à proximité de l’endroit où apparemment se déroulait une réception à l’honneur des participants au Rallye Aïcha des Gazelles qui est organisé chaque an et auquel participent des femmes. Une manifestation parmi tant d’autres qu’on a coutume à organiser dans le but de faire connaître le Maroc en général puis la ville et la région et son potentiel touristique historique et naturel, en particulier. Pour Un seul détail, mon ami est devenu fou de rage d’une façon inattendue. Tout à coté, Il y avait des touristes qui prenaient des boissons alcoolisés, des bières, quoi. A mon arrivée, mon ami avait commandé un café noir qu’il avait déjà bu quant à moi j'ai pris un jus d’orange que je n’ai reçu qu’après avoir rappelé le garçon une deuxième fois. Ce n'était pas grave car, comme j’avais dit, il y avait trop de monde que d’habitude.
Mon ami voyait que le fait de servir de la bière dans un lieu public et ouvert était une atteinte à nos traditions et à notre identité de musulmans, surtout qu’il y avait des familles en compagnie de leurs petits enfants. Il est vrai que le vin est vendu librement bien qu’on ne l’a jamais vu servi dans des cafés comme celui là.
J’ai énormément apprécié ce petit moment de plaisir et ce beau temps où le soleil et le vent étaient en vedette, mais je n’ai pas cessé de me demander, depuis lors, comment on pouvait tout à la fois s’ouvrir sur l’autre et préserver notre identité.

2 comments:

Nina louVe said...

Merci à toi Rêveur d'avoir traduit...

Oui, il est triste de constater la colère, ici et ailleurs, face à la différence.

Mohamed El jerroudi said...

Oui il nous est très difficile de nous situer en tant que société à notre époque.....
Serions nous victimes de la mondialisation...?

Amitiés